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Antoine Rutigliano
[ directeur Feu Follet ]
Antoine Rutigliano
 

Interview, Antoine Rutigliano


Pourquoi faire évoluer le nom du salon ?

Il y a plusieurs raisons à cela mais elles se résument en une seule réponse : pour une meilleure identification. C'est l'évolution des exposants, celle de leur offre et celle des visiteurs qui nous ont conduit à prendre cette décision.

L'intitulé « Via Énergies » marque-t-il un tournant dans l'histoire du salon ?

En 2000, le premier salon tournait autour de deux applications domestiques : le chauffage et la climatisation. Puis il s'est enrichi d'un phénomène porteur et différenciateur : les énergies renouvelables. Notre intitulé résumait notre histoire.
Aujourd'hui, il faut franchir un nouveau cap. Pourquoi ? Tout d'abord parce que, du fait de la concurrence de foires ou salons spécialisés qui ont intégré ces problématiques, notre identité s'est diluée. Créer un nom propre à notre « événement », et en faire une marque protégée autour de l'idée d'énergie vise à conforter notre projet. Via Énergies est aujourd'hui un événement rassemblant plus de 27 000 personnes chaque année en France. En capitalisant cette relation autour d'un nom générique, notre volonté est de mieux les servir.

Pourquoi associer au nom générique, l'expression : « le salon des économies d'énergies » ?

Comment mieux identifier une offre qu'en parlant du bénéfice client ? C'est cette approche marketing que nous avons suivi. Plutôt que de faire la promotion de solutions techniques, nous mettons en avant le cœur de la motivation des visiteurs : les économies d'énergie, la base de toutes leurs attentes. Au moment de décider un investissement, tout consommateur mesure les avantages ou le confort qui lui revient. Et en matière d'énergie, l'attitude dominante est bien connue. Je pourrais la résumer en une phrase : « Je veux bien investir mais, au bout du compte, il faut que cela me permette de faire des économies... »

Qu'est-ce que les exposants ont à y gagner ?

Vis-à-vis de cette initiative, leur accueil est excellent. Je peux même dire que c'est eux qui nous y ont poussé. Avec le temps, le salon a évolué en enrichissant son offre en terme de solutions mais aussi – et c'était un choix de notre part - en s'ouvrant à de nouveaux prestataires, comme ceux qui interviennent dans l'isolation ou l'écoconstruction. Aujourd'hui, dans les allées et les stands, on entend parler du prix du fioul ou de panneaux solaires, mais aussi de laine de mouton, de plumes de canard, de récupération d'eaux de pluie, de puits canadiens... Notre nouveau positionnement permet de regrouper toutes ces offres, de les décliner, de les rendre identifiables. Et nous le faisons en les rassemblant sous une seule bannière : « Via Énergies ».

L'habitat et le logement restent-ils la finalité principale de ces offres ?

Bien sûr, mais ce qui fédère notre identité c'est avant tout « l'énergie ». Et là aussi, il faut rester attentif aux attentes. La question de l'énergie domestique c'est aussi celle liée au transport. Cette année par exemple, à Vienne, Gaz de France présentait un système de remplissage de réservoir de voiture GNV, très facile à installer dans le garage d'un pavillon de banlieue. Du moment qu'elles respectent notre vocation « le salon des économies d'énergies », nous continuerons à ouvrir nos portes à ce type de solutions.

Quel sera le nombre d'éditions du salon cette année ?

Onze, soit trois de plus que l'an dernier à la même date. D'une part notre partenariat avec la Foire Internationale de Metz est reconduit, d'autre part il y aura deux nouvelles éditions en Rhône-Alpes. Pour l’ouest lyonnais, nous avions pensé à La Tour-de-Salvagny mais, devant la difficulté de trouver une salle, nous avons choisi une autre agglomération plus au nord : Villefranche-sur-Saône. L'autre édition sera créée à Saint-Genis-Pouilly, entre le pays de Gex et le bassin genevois, dans une zone frontalière à fort pouvoir d'achat. Ce déploiement est bien sûr à mettre en parallèle avec notre changement d'identité. C'est bien dans une perspective de développement du concept que nous avons fait le choix d'une meilleure identification
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